Liberator - arme à feu imprimée en 3D Législation

Projet de loi pour réguler les armes à feu imprimées en 3D


Kévin de Leon, sénateur de l’Etat de Californie aux Etats-Unis, a proposé un porjet de loi en début de semaine pour réguler les armes à feu imprimées en 3D. L’objectif est d’obliger toute personne qui envisage d’assembler une arme faite à partir d’une imprimante à subir une vérification des antécédents. Le projet de loi s’étend également à toute personne achetant des pièces d’un pistolet à assembler à la maison.

Une loi similaire en Californie déjà mise en place, prévoit que les détenteurs d’armes et les acheteurs doivent se soumettre à une vérification des antécédents avant d’acheter et enregistrer leur arme après achat. De Leon espère ainsi éviter la fabrication à outrances d’armes à feu fabriquées à partir de pièces imprimées en 3D, celles-ci pouvant passer inaperçues dans un détecteur de métal.

Les deux problèmes auxquels s’attaque l’échelle De Leon sont une «double menace» selon lui : des armes en plastique fabriqués à partir des imprimantes 3D peuvent passer inaperçues à travers les détecteurs de métaux et des armes non enregistrées peuvent être utilisées par des personnes qui ne sont pas autorisées à posséder des armes à feu. »

Bang ! Bang ! You Print Me Down !

« Actuellement, personne ne sait qu’ils existent qu’après qu’un crime a été commis, » déclare de Leon à l’AP.

Si le projet de loi de de Leon passe et fonctionne, des cas comme celui de John Zawahiri peuvent être évités, selon l’AP. Zawahiri à l’origine de la fusillade de Santa Monica en juin 2013 tuant cinq personnes, a construit un fusil après avoir été interdit d’acheter une arme à feu en Californie pour cause de maladie mentale. Les pièces détachées ne venaient cependant pas d’une imprimante 3D, mais de revendeurs.

De Leon souhaite ajouter un autre amendement exigeant que les armes à feu imprimées en 3D, donc en matériau plastique, contiennent un morceau de métal de sorte qu’elles puissent être détectées par les machines à rayons X et les détecteurs de métaux. Cette proposition a cependant déjà été bloquée par la législation fédérale.

Du l’autre côté de l’Atlantique, en France, le phénomène n’inquiète pas encore les autorités. Les polices d’Europe sont néanmoins inquiètes depuis la découverte, par la police britannique fin octobre 2012 à Manchester, des pièces d’un pistolet «fait maison» à l’aide d’une imprimante 3D. Les services de police espagnols, suisses, allemands et britanniques se seraient dotés d’imprimantes 3D pour explorer ses possibilités et évaluer le danger des armes conçues de la sorte.

Affaire à suivre…

Source : HNGN


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